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Les transferts internationaux de technologie, rampe d’accès pour nos PME high-tech à l’international

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Les transferts de technologies internationaux entrent dans les mœurs. Une large majorité d’États admettent aujourd’hui, du fait de la conjoncture économique mondiale, de la compétitivité accrue dans certains secteurs et des impératifs de développement pour beaucoup d’entre eux, que le transfert de technologie est un moyen fiable, moins coûteux qu’une exportation classique et souvent gagnant-gagnant avec des partenaires locaux.

Selon une étude récente de l’IFOP, le rachat d’entreprises françaises comme Alstom par des groupes étrangers est mal perçu par 71 % des Français dans la mesure où « cela signifie que les entreprises françaises ne disposent pas assez de ressources financières pour se développer et que le pays est en déclin » (Étude IFOP pour Dimanche Ouest France, « Les Français et le rachat d’entreprises françaises par des groupes étrangers », mai 2014.)

Quatre jours plus tard, un autre sondage, toujours réalisé par l’IFOP révèle que 60 % des Français trouvent normal que le gouvernement se saisisse des propositions de rachat d’Alstom par General Electric et Siemens et ce « même si c’est une entreprise privée », car Alstom reste « un fleuron industriel français » (Sondage IFOP pour l’Usine Nouvelle, 16 mai 2014).

Ainsi, le malaise soulevé par l’ingérence de l’État, les incompréhensions de l’opinion publique quant à l’avenir d’Alstom, le manque de clarté sur les conséquences en matière de transfert de technologie et différences liées à un éventuel rachat de la branche énergie de l’entreprise par un Américain ou un Allemand, sont loin de créer un engouement pour une conception mondialisée de l’économie.

Pourtant, à l’échelle internationale, les transferts de technologies internationaux semblent de plus en plus entrés dans les mœurs. Une large majorité d’États admettent aujourd’hui, du fait de la conjoncture économique mondiale, de la compétitivité accrue dans certains secteurs et des impératifs de développement pour beaucoup d’entre eux, que le transfert de technologie est un moyen fiable, moins couteux qu’une exportation classique et souvent gagnant-gagnant avec des partenaires locaux.

Les transferts de technologie identifiés comme levier de croissance pour relever les défis économiques et environnementaux des pays émergents. Aujourd’hui, les organisations internationales elles-mêmes soutiennent les initiatives en ce sens, généralement parce qu’elles contribuent à la fois à la solidarité entre États tout en favorisant et dynamisant l’innovation.

C’est en effet ce qui a été rappelé les 29 et 30 mars denier au Nigéria lors de la 47e session de la Commission économique pour l’Afrique – organe subsidiaire de l’ECOSOC – considérant le transfert de technologie comme le moyen de renforcer la productivité et la compétitivité sur le continent africain.

En effet, les transferts de technologies sont de différents ordres, allant du transfert de technologie innovante (impliquant une parfaite maitrise de ce qui est transféré) au transfert d’une technologie « rodée » en passant par un transfert de services ou de méthodes.

Pour les questions internationales relatives à l’environnement, ce sont souvent ces deux derniers types de transferts qui sont utilisés. La nécessité des transferts de technologie en tant qu’uniques alternatives pour lutter contre l’appauvrissement de la couche d’ozone et la dégradation de la planète a rapidement été admise dès la parution du rapport Brundtland et même rendue obligatoire par la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (Rio 1992). L’enjeu des transferts de technologie est donc ici crucial puisque même les conventions internationales, généralement loin d’être contraignantes, appellent ici à lever les obstacles et à créer des incitations pour permettre à une large majorité d’États de pouvoir accéder à des technologies écologiquement propres et abordables pour en accélérer la diffusion.

Les transferts de technologie internationaux sont propices au développement international des entreprises à fort potentiel technologique françaises.
Malgré tout, les transferts de technologies en France ont encore fort à faire, et ce, pas seulement dans le domaine des technologies vertes visant à préserver l’environnement.

Certes, une prise de conscience ces dernières années a permis d’instituer des dispositifs d’appui aux transferts de technologie tant à l’échelle nationale que régionale. La loi du 9 mars 2010 constatant qu’un effort d’investissements massifs devait être réalisé pour soutenir l’innovation et la recherche a lancé le Programme d’Investissements d’Avenir (PIA), auquel ont été alloués 47 milliards d’euros et dont l’objectif est de lancer des appels à projets nationaux dans les secteurs clés de la biotechnologie, de l’électronique, de l’industrie, l’énergie afin de dérouler toute une série d’actions allant de la recherche fondamentale à la formation, l’innovation, la maturation, mais également le transfert de technologie.

C’est d’ailleurs dans le cadre de ce programme que sont nées les Sociétés d’Accélération du Transfert de Technologie (SATT), structures régionales aujourd’hui au nombre de 14 et dont la mission est de faire le lien entre la recherche académique et les marchés économiques. Mais cela reste encore insuffisant pour accompagner nos entreprises dans la conquête de nouveaux marchés où le transfert d’une partie de leur technologie est une monnaie d’échange pour s’installer durablement auprès d’un partenaire local dont la notoriété doit pouvoir servir l’intérêt de l’entreprise française.

Le partenariat stratégique, une rampe d’accès rapide et rentable pour des entreprises à fort potentiel technologique qui nécessite un bon niveau de maîtrise. En effet, le partenariat stratégique présente plusieurs avantages pour l’entreprise française. Toutefois, cet exercice ne nécessite quelques prérequis, à commencer par la nécessité de définir une stratégie d’internationalisation, préalable indispensable à toute démarche, afin que le futur partenariat soit maitrisé sur la durée de vie de la technologie – de la préparation du transfert à son suivi.

La définition de la stratégie d’internationalisation invite l’entreprise à déterminer ses objectifs sur le long terme, en élaborant son propre plan d’action en fonctions de ses propres ressources – humaines comme matérielles. Cet exercice permet à l’entreprise de se poser les bonnes questions sur les impacts stratégiques et organisationnels de la coopération envisagée :

  • • Comment pallier le risque de perdre la main sur le savoir-faire transféré ?
  • • Les pays envisagés sont-ils choisis pour les bonnes raisons ?
  • • Quel périmètre de la technologie est réellement transférable ?
  • • Comment la stratégie interne de l’entreprise va-t-elle se trouver modifiée ?
  • • Va-t-il y avoir des répercussions au niveau de la gestion des ressources humaines ?

Ce sont ici tant de questions qui, posées en amont, permettent sereinement d’envisager un partenariat international.

Toutefois, ce questionnement théorique n’est pas suffisant pour parvenir à un transfert maitrisé. La valorisation de la technologie constitue une étape importante qu’il ne faut pas négliger. Cette étape implique la réalisation d’un exercice d’évaluation de la technologie transférée, laquelle correspond à la somme des différents éléments qui, mis bout à bout, forment la technologie (brevets, savoir-faire documenté, logiciels ou codes juridiquement protégés, expériences et compétences…). La valorisation comprend généralement une analyse stratégique du savoir-faire transféré qui est ensuite traduite dans un modèle financier permettant une évaluation et un suivi. Elle permet également d’isoler plus rapidement les activités de transfert critique des autres activités.

Préserver le cœur de la technologie consiste à transférer les activités non stratégiques, mais qui permettent tout de même d’accéder à de nouveaux marchés et d’accroitre la compétitivité de l’entreprise française pour au moins trois raisons :

• Les technologies transférées s’adressent souvent à des pays émergents, vastes marchés demandeurs et à forte densité ;

• Les transferts de technologie permettent de rationaliser l’activité de l’entreprise dans une logique de réduction de cout (de production notamment) ;

• Enfin parce qu’elles permettent le financement continu d’activités de R&D innovantes.

Par Julien Warlouzé, Directeur Associé

Lire l’article en ligne sur : lesechos.fr

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