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Transferts de technologie internationaux et prises de participations étrangères

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lesEchos

ALORS QUE FRANÇOIS HOLLANDE APPELLE LA CHINE À INVESTIR PLUS LARGEMENT EN FRANCE À L’OCCASION DU PASSAGE D’UNE QUARANTAINE DE GRANDS PATRONS CHINOIS LA SEMAINE DERNIÈRE, LA QUESTION DES TRANSFERTS INTERNATIONAUX DE TECHNOLOGIE EST À NOUVEAU POSÉE. NOS ENTREPRISES PRENNENT ELLES SUFFISAMMENT LA MESURE DES ENJEUX ET DES RISQUES DE CES « PARTENARIATS » ? LEUR STRATÉGIE EST ELLE ROBUSTE ?

En effet, les investisseurs chinois du CEC (China Entrepreneurs Club) sont à la recherche de savoir-faire et de nouveaux marchés et considèrent la France comme une tête de pont pour l’Afrique. Toutefois, cet engouement des Chinois nous amène à questionner le degré de préparation et de maîtrise de nos entreprises françaises quant à leur capacité à préserver l’ADN même de leur savoir-faire et de leur technologie pour leur éviter de « co-contruire » avec leurs investisseurs la concurrence de demain.

UN ÉTAT DE PRÉPARATION QU’IL NE FAUT PAS SOUS-ESTIMER

Combien de PME ne maîtrisent pas nécessairement les enjeux et les risques à moyen/long terme de ces prises de participations capitalistiques ? Les chiffres sont élevés, l’une des raisons étant ternie par l’objectif de chiffre d’affaires à court terme qui ne permet pas de se projeter sérieusement. Une grande majorité d’entreprises est acculée à devoir transférer une part non négligeable de son savoir-faire comme condition à l’investissement. Car si les transferts de technologie internationaux sont un levier pour accroître la compétitivité et la croissance de nos entreprises françaises, il ne fait toutefois pas de doute qu’il faille parfaitement en maîtriser les tenants et les aboutissants. Trop souvent, la question des transferts de technologie intervient en phase de négociation commerciale, mais il est déjà un peu tard pour mener une analyse d’impact poussée quant aux risques courus par l’entreprise sur les 5 prochaines années.

Cette réflexion nous conduit plus largement à analyser les effets de la globalisation de l’économie, de l’évolution des technologies ou encore de l’émergence des nouvelles puissances, qui toutes modifient en profondeur les règles du jeu économique mondial. Ces mutations bouleversent la situation des entreprises françaises qui doivent nécessairement penser leur stratégie à l’international bien avant qu’un contrat ou une opportunité de partenariat avec une entreprise étrangère se présente. Car de leur côté, les principaux pays acheteurs, et notamment les pays émergents (Brésil, Russie, Inde, Chine…), sont de plus en plus exigeants : rares sont désormais les acquéreurs étrangers qui n’essaient pas d’inclure, pendant les phases de négociation commerciale, des transferts de savoir-faire, de capacités de production, de compétences, de méthodes, d’outils, de connaissances, etc. devenant une condition à la vente. Nombreux sont les exemples et la grande difficulté pour les entreprises est d’arriver à évaluer la part de technologie qui est de l’ordre de l’ »intangible ».

Au plan national, les transferts de technologie internationaux subissent les foudres de l’opinion française qui s’inquiète du risque de décrochage industriel et technologique, altérant de fait la compétitivité et la croissance de notre économie (renforcement de la concurrence ; affaiblissement des parts de marchés ; perte de savoir-faire, d’activité et d’emplois via les délocalisations). Si depuis 30 ans, la stratégie industrielle a conduit à des transferts de technologie internationaux « non contrôlés », donnant ainsi naissance à des « industries concurrentes » – le TGV de conception sud-coréenne notamment – il en va quand même de la santé et de la pérennité de nos entreprises à haute valeur ajoutée. Nous devons les aider à préparer ces « partenariats » hautement stratégiques.

UN NIVEAU DE PRÉPARATION GLOBALE DE L’ENTREPRISE FRANÇAISE EST DE FAIT INCONTOURNABLE

S’ils constituent un levier pour nombre d’entreprises françaises en facilitant la conquête de nouveaux marchés et de clients durables à l’international, ces transferts de technologie doivent être maîtrisés tout au long du cycle de vie de la technologie transférée : autant en phase de préparation, que de négociation, ou encore de suivi et contrôle post contrat. Cette condition implique une préparation importante de nos industriels pour mieux comprendre les besoins stratégiques des acheteurs, mais aussi une mobilisation vigilante et active tout au long du processus de transfert au sein de l’entreprise.

Globalement, les entreprises qui disent se préparer aux transferts de technologie internationaux se limitent à un exercice essentiellement juridique. Malheureusement, cela ne suffit pas, une approche globale est requise. Il devient alors incontournable d’avoir une démarche « organisationnelle », du fait notamment de l’implication des différentes fonctions supports et opérationnelle de l’entreprise dans la réalisation d’un transfert de technologie avec un partenaire étranger.

Parmi les nombreuses réflexions qui doivent être menées en interne bien avant la signature d’un contrat, l’entreprise doit avoir pensé sa stratégie à 5-10 ans en matière de transfert international de technologie :

– Suis je prêt à transférer au risque de perdre la main sur mon savoir-faire ou pas ?

– Pourquoi l’exportation « classique » ne suffit pas ?

– Découlent ensuite de nombreuses réflexions structurantes : les pays ciblés sont-ils choisis au coup par coup ou en fonction d’une analyse pays (risque, opportunité de développement à terme….) ?

– Le périmètre de la technologie transférée est-il parfaitement maîtrisé et transférable sans mettre en risque l’entreprise ?

– Les rôles et responsabilités en interne sont ils correctement répartis/mis en œuvre pour garantir un transfert fiable ?

– Les ressources mobilisées au sein de l’entreprise sont elles compétentes en matière de transfert de technologie ? Sont-elles formées à ce type de montage ?

– Ont-elles le bon niveau d’information ?

– La politique de formation des ingénieurs étrangers est-elle définie ? …

Jusqu’alors les transferts de technologie internationaux s’opéraient au sein d’un pays hôte étranger essentiellement, avec comme difficulté de s’assurer que l’entreprise française n’y perdrait pas ses « plumes ». En incitant certains investisseurs étrangers dont on devine la stratégie de développement à moyen long terme sur notre territoire, il devient, du coup, urgent d’accompagner nos entreprises françaises à préparer ces prises de participations. Il est primordial que le savoir-faire des PME qui souhaitent recourir à ce type de partenariat ne devienne pas une monnaie d’échange.

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